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Artistes

Exposition thématique - Rouge Phospène - 13/07/2002 au 27/10/2002

Jean-Philippe Antoine

Né(e) en 1957
à Paris

Rouge Phosphène

Chambre lourde, 2002 - avec la collaboration de That's Painting

Professeur d’esthétique et critique d’art, Jean-Philippe Antoine mène en parallèle une carrière artistique qui l’entraîne vers les marges de l’objet d’art et de sa dématérialisation cherchant à mêler des recherches picturales à des recherches sonores. Pour « Rouge Phosphène », il présente une installation qui est l’aboutissement de nouvelles recherches en ce domaine. Chambre  lourde (2002), Cet environnement plastique et sonore se compose d’une peinture exécutée sur une paroi courbe fabriquée ad hoc qui diffuse un morceau de musique d’une douzaine de minutes. Les murs de la salle d’exposition sont tapissés de laine de roche. Le sol est recouvert de gravier (deux isolants sonore et thermique).
La grande image peinte à l’acrylique est conçue et réalisée à partir d’images anamorphosées, allongées, gigantisées, placée sur une surface dont la position implique une découverte nécessairement progressive. Au premier abord difficilement lisible, l’image ne se prête jamais à une vision totalisante, elle indique plutôt une déformation première et un doute sur la possibilité d’une « bonne position » des spectateurs. De ce point de vue, l’avancée du mur dans la salle imprime à la peinture un caractère menaçant qu’atténue ou déplace son aspect noir et blanc stylisé. Le gravier répandu sur le sol, outre sa fonction d’assèchement sonore de la pièce, conjointement à la laine de roche, diffuse la trace sonore des parcours effectués par les visiteurs. La musique est l’arrangement d’un choral de Jean-Sébastien Bach, « Allein Gott in der Höh sei Ehr » (BWV 662). D’abord joué avec une grande lenteur, traité informatiquement il sonne comme s’il était interprété avec une guitare électrique à l’amplification très saturée. Le ralentissement et la saturation ont pour effet conjoint de démultiplier et de heurter le rythme originaire de walking bass du choral. Ils en déplacent les jeux harmoniques originaux, accentuant ou effaçant certains d’entre eux de manière presque aléatoire. Le produit final rappelle à qui l’ignorerait que Bach est avec Schubert, et avant lui, l’un des inventeurs du blues blanc européen. L’ensemble devrait posséder un caractère d’étrangeté, mais aussi de familiarité, aussi bien pour les amateurs de musique baroque que pour ceux de Jimi Hendrix ou de Sonic Youth, sans compter le reste des visiteurs.

La musique est l’arrangement d’un choral de Jean-Sébastien Bach, « Allein Gott in der Höh sei Ehr » (BWV 662). D’abord joué avec une grande lenteur, traité informatiquement, il sonne comme s’il était interprété avec une guitare électrique à l’amplification très saturée. Le ralentissement et la saturation ont pour effet conjoint de démultiplier et de heurter le rythme originaire de walking bass du choral. Ils en déplacent les jeux harmoniques originaux, accentuant ou effaçant certains d’entre eux de manière presque aléatoire. Le produit final rappelle à qui l’ignorerait que Bach est avec Schubert, et avant lui, l’un des inventeurs du blues blanc européen. L’ensemble possède un caractère d’étrangeté, mais aussi de familiarité, aussi bien pour les amateurs de musique baroque que pour ceux de Jimi Hendrix ou de Sonic Youth, et tout autre visiteur.

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